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Si vous êtes en arrêt maladie au moment d’une fermeture entreprise, votre contrat est suspendu et vous conservez le droit aux indemnités journalières versées par la CPAM, tant que le contrat n’est pas rompu. L’employeur doit communiquer les motifs et les dates de fermeture, et le salarié doit transmettre son arrêt selon la procédure arrêt travail. En cas de fermeture imprévue, l’activité partielle peut compenser une baisse de salaire à hauteur de 60 à 84 % du brut selon les règles en vigueur. Conservez tous vos documents et demandez une attestation écrite à l’employeur pour sécuriser vos droits.
🎯 L’essentiel
En arrêt maladie pendant une fermeture, le contrat est suspendu, les indemnités journalières continuent et la couverture collective reste en principe maintenue.
👉 Envoyez immédiatement votre arrêt de travail à la CPAM et demandez une attestation écrite à votre employeur pour sécuriser vos indemnités.
En bref :
Un patron de PME en région, appelons-le Marc, a fermé ses locaux pendant deux semaines après une inondation en mars 2026. Julie, salariée en congé maladie depuis dix jours, a envoyé son arrêt à la CPAM et a demandé à Marc une attestation de fermeture. Sa situation illustre deux points clés : la suspension du contrat pour maladie et l’obligation de l’employeur d’informer sur l’arrêt d’activité. Ce scénario servira de fil conducteur à chaque section pour illustrer causes, démarches et conséquences pratiques.
Le contrat de travail ne disparaît pas automatiquement lorsque l’entreprise ferme temporairement. Lors d’un arrêt maladie, le contrat est suspendu et non rompu. La suspension signifie que le salarié conserve certains droits, notamment le droit aux indemnités journalières versées par la Sécurité sociale.
Si la fermeture est planifiée et notifiée correctement, l’employeur peut imposer une période de fermeture correspondant à des congés payés ou à une fermeture administrative. L’employeur doit alors respecter la procédure prévue par le Code du travail et par les accords collectifs applicables. En cas de fermeture pour congés annuels, le CSE doit être consulté au moins deux mois avant la date prévue lorsque l’entreprise en est dotée. Lorsqu’il n’existe pas de CSE, l’information doit être donnée au moins un mois à l’avance. Sans respect de ces délais, la fermeture ne peut pas être imputée sur vos congés payés et la rémunération est due.
Dans le cas d’un arrêt maladie intervenu pendant la fermeture, plusieurs règles protègent le salarié. D’abord, l’arrêt maladie prime sur la fermeture et le salarié perçoit ses indemnités journalières conformément aux règles de la CPAM. Si l’employeur complète ces indemnités, le maintien de salaire ou le complément conventionnel s’applique en fonction de la convention collective. Par exemple, une convention commerciale peut prévoir un maintien complémentaire qui porte le total à 90 % du salaire pendant X jours.
Si la fermeture débouche sur une cessation définitive d’activité ou une procédure collective (sauvegarde, redressement, liquidation), la suspension liée à l’arrêt maladie ne protège pas contre un licenciement pour motif économique. Le licenciement pour motif économique peut intervenir même si le salarié est en arrêt, mais il est soumis aux règles protectrices et donne droit aux indemnités de rupture. La jurisprudence rappelle que le motif économique doit être réel et sérieux. Vous gardez le droit à l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement, à l’indemnité compensatrice de congés payés et au solde de tout compte.
Concrètement, envoyez votre arrêt à la CPAM sans délai et demandez à l’employeur une attestation écrite précisant les dates et motifs de la fermeture. Cette attestation est utile en cas de contestation ou pour la gestion des droits à complément employeur. Si l’entreprise est en difficulté financière et ne peut pas payer, l’AGS prend le relais dans le cadre d’une procédure collective, sous réserve des plafonds applicables.
Exemple : Marc décide d’arrêter l’activité suite à une catastrophe locale. Julie, en congé maladie, reçoit ses indemnités journalières. Quand l’entreprise est placée en redressement, le liquidateur vérifie les créances et l’AGS intervient si nécessaire. Julie conserve ses droits mais doit veiller à l’archivage de ses pièces médicales et de ses bulletins pour prouver ses créances. Cette étape protège l’accès à la protection sociale et aux indemnités en sortie de procédure.
Phrase-clé : Conservez toutes les preuves et demandez une attestation écrite pour sécuriser vos droits pendant la suspension du contrat.
Le paiement des indemnités journalières dépend d’abord de la validité de votre arrêt et de sa transmission. Vous devez envoyer l’arrêt à la CPAM dans les délais prescrits. Si vous avez été dans l’incapacité de le faire dans les 48 heures, la situation nécessite une justification: voir la procédure relative aux arrêts non transmis, disponible dans cet article arrêt de travail non envoyé dans les 48h.
La démarche type :
Vous pouvez également vérifier si votre convention collective prévoit un maintien de salaire ou un complément d’indemnités. Le maintien par l’employeur intervient souvent après un délai de carence et selon l’ancienneté. Si vous êtes affilié à un régime complémentaire ou une prévoyance, vérifiez les conditions de prise en charge pendant une période d’activité partielle ou de fermeture temporaire.
Le tableau ci-dessous récapitule les interlocuteurs et les délais à respecter:
| Acteur 📌 | Action à mener ⏱️ | Délai recommandé 🕒 |
|---|---|---|
| Salarié 😷 | Envoyer l’arrêt à la CPAM et au service RH | Dans les 48h si possible |
| Employeur 🏢 | Fournir une attestation de fermeture et informer les salariés | Au plus tôt, idéalement 7 jours avant ou dès la décision |
| CPAM 🏥 | Verser les indemnités journalières | Selon traitement des dossiers, variable |
| Médecine du travail 👩⚕️ | Suivi et examen pour reprise ou reclassement | Avant le retour si arrêt > 30 jours |
Si la fermeture entraîne une activité partielle, vérifiez l’impact sur la couverture sociale. L’activité partielle garantit en général un revenu compris entre 60 et 84 % du brut, mais les règles dépendent des dispositifs en vigueur. Conservez la communication employeur pour prouver l’état de l’activité et la durée prévue.
Un cas concret : pendant l’hiver 2026, une PME du Littoral a fermé deux semaines pour travaux non prévus. Deux salariés en arrêt ont reçu leurs indemnités journalières normalement. L’un des employés a demandé une attestation écrite qui a servi plus tard au dossier de Pôle emploi. Sans cette attestation, la régularisation aurait pris plus de temps.
Phrase-clé : Transmettez l’arrêt à la CPAM, demandez une attestation, et conservez une copie de tous vos échanges pour sécuriser vos indemnités journalières.
La nature de la fermeture change tout. Une fermeture annuelle décidée pour congés repose sur des règles propres : consultation du CSE deux mois avant, information un mois à l’avance si pas d’accord, et décompte des congés payés selon le droit applicable. En revanche, une fermeture imprévue liée à un sinistre, une grève ou une panne majeure impose une information rapide et motivée.
Pour la fermeture annuelle, l’employeur a plusieurs obligations : informer selon les délais, organiser le planning des congés, et respecter les règles conventionnelles. Si l’entreprise impose des congés alors que vous êtes en congé maladie, la règle est simple : la période de maladie prime et ne peut pas être transformée en jour de congé payé. Vous conservez vos droits au congé payé acquis et à l’indemnisation selon la règle du 1/10e ou maintien du salaire suivant ce qui est le plus favorable.
Dans une fermeture imprévue, les obligations de l’employeur incluent une communication claire sur la durée estimée et l’impact sur la rémunération. L’information doit permettre au salarié de connaître ses droits, notamment en matière de maintien de la mutuelle et de la prévoyance. S’il y a recours à l’activité partielle, l’employeur doit formaliser la demande et informer les salariés des conditions.
Liste d’actions immédiates en cas de fermeture imprévue pendant un congé maladie :
Si vous avez des doutes sur la possibilité d’un licenciement pendant un arrêt, voyez l’article pratique sur le sujet licenciement pendant arrêt maladie. Cet article rappelle que le licenciement pour motif économique peut intervenir, mais il n’est pas lié à l’état de santé et ouvre droit aux indemnités habituelles.
Exemple pratique : une entreprise ferme pour inventaire annuel. Lucie est en congé maladie la semaine précédente. L’employeur notifie la fermeture un mois avant, la procédure est respectée, et Lucie ne voit pas ses congés payés impactés. Ici la communication employeur est la clé pour éviter les contestations.
Phrase-clé : distinguer fermeture planifiée et fermetures imprévues clarifie vos droits et réduit le nombre de litiges.

Lorsque la fermeture devient définitive et débouche sur une procédure collective, les règles changent. Le liquidateur décide des licenciements pour motif économique et dresse un relevé des créances salariales. Vous avez droit au paiement des salaires restants, à l’indemnité de licenciement si vous avez l’ancienneté requise, à l’indemnité compensatrice de congés payés et éventuellement à l’indemnité compensatrice de préavis.
Si l’employeur ne peut plus payer, l’AGS garantit certaines créances sous conditions. Les plafonds applicables en 2026 varient selon l’ancienneté. Le tableau ci‑dessous donne une synthèse :
| Ancienneté 🧾 | Plafond garanti en 2026 💶 |
|---|---|
| Moins de 6 mois 😊 | 64 080 € |
| De 6 mois à moins de 2 ans 🔎 | 80 100 € |
| 2 ans ou plus 📌 | 96 120 € |
Un point pratique : l’AGS n’intervient que dans le cadre d’une procédure collective déclarée. Le salarié n’a pas à saisir directement l’AGS. C’est le mandataire judiciaire qui inscrit les créances et demande le versement. Si une somme est oubliée, contactez immédiatement le mandataire pour correction.
En cas de licenciement économique, vous pouvez bénéficier de l’allocation chômage via France Travail en respectant les conditions d’affiliation. Pour les entreprises de moins de 1 000 salariés ou en redressement/liquidation, le CSP doit être proposé. L’adhésion au CSP rompt immédiatement le contrat de travail et remplace l’indemnité compensatrice de préavis par une allocation spécifique. Vous disposez de 21 jours pour accepter ou refuser le CSP.
Exemple chiffré : Sophie a 12 ans d’ancienneté et un salaire de référence de 2 400 € brut. Son indemnité légale de licenciement est d’environ 3,17 mois soit ~7 600 € brut. Si l’entreprise est en liquidation, l’AGS peut intervenir pour payer cette indemnité dans la limite des plafonds applicables. Sophie doit vérifier son relevé de créances fourni par le liquidateur et contester rapidement en cas d’erreur.
Si des salaires ou indemnités ne sont pas versés, rassemblez vos preuves : bulletins, contrat, avenants, reçus. Un avocat en droit du travail pourra vérifier les sommes et vous représenter devant le conseil des prud’hommes si nécessaire. Pour des conseils pratiques sur les ruptures ou demandes spécifiques, consultez cet article utile rupture conventionnelle et vente d’entreprise.
Phrase-clé : Contrôlez votre relevé de créances, sollicitez le mandataire rapidement, et n’oubliez pas que l’AGS est le filet de sécurité en procédure collective.
La gestion pratique passe par une série d’actions simples mais incontournables. Voici une checklist opérationnelle à exécuter sans délai si vous êtes en arrêt maladie durant une fermeture :
Avant toute décision, vérifiez les règles de votre convention collective. Si vous êtes agent de maîtrise ou cadre, certaines garanties diffèrent, consultez des informations adaptées comme cet article sur le statut cadre ou agent de maîtrise.
Si vous envisagez de reprendre immédiatement un emploi malgré la procédure en cours, c’est possible. L’inscription à France Travail et la déclaration de reprise partielle sont à gérer rapidement pour éviter des interruptions de vos droits. Enfin, si votre arrêt précède un congé maternité, informez-vous sur l’articulation entre arrêt maladie et congé maternité via des sources spécialisées.
Phrase-clé : Agir vite, documenter chaque échange et solliciter des conseils juridiques si les sommes ou droits ne sont pas respectés.
Vous devez envoyer votre arrêt à la CPAM, demander une attestation écrite à l’employeur, et conserver tous les documents. L’arrêt prime sur la fermeture et vous percevez vos indemnités journalières.
Oui, mais le licenciement doit reposer sur un motif économique ou autre motif réel et sérieux, et ouvre droit aux indemnités légales ou conventionnelles. Consultez l’article sur le licenciement pendant arrêt maladie pour des cas précis.
L’AGS peut garantir salaires impayés, indemnités légales de licenciement et indemnités compensatrices dans les limites de plafonds dépendant de votre ancienneté. Le mandataire saisit l’AGS, vous n’avez pas de démarche directe.